L’autonomie, la nouvelle ère syndicale.

 

               Le premier mai dernier marquait la journée internationale des travailleurs. Étant-moi-même syndiqué, ces événements me touchent et j’y ai pris part pour la première fois cette année. Par contre, il faut se le dire, nous sommes loin d’avoir vécu la même situation que nos ancêtres.  En effet, cette journée souligne la victoire historique des syndicats pour obtenir la journée de travail de huit heures. Cette journée internationale a commencé aux États-Unis, en 1884 pour être plus précis. Les syndicats américains vont donc ainsi créer le « Moving day » afin d’obtenir des journée de travail de 8 heures. Il faut comprendre que de rassembler les gens à travers le monde était tout une paire de manche à une époque où il n’y avait aucun médias sociaux. Ce n’est qu’en 1919, à l’entre-guerre que cette législation sera mis en place dans les pays industrialisés et qu’émerge l’idée d’une législation internationale.

               Le mois de mai marque aussi le 50e anniversaire des événements de mai 1968 en France. Une période qui a profondément ébranlé la société Française par une remise en cause de ses valeurs traditionnelles. Cette année-là, un mouvement étudiant se lève et critiquait l’enseignement de l’époque et le fait qu’ils n’y avaient aucun débouché. Ces manifestations étaient en continuité avec le mouvement contre la guerre du Vietnam (Free Speech Movement). Le mouvement prendra ensuite des allures de confrontation et les syndicats manifesteront avec les étudiants pour protester contre les brutalités policières. C’est ainsi qu’un peu partout en France, les mouvements syndicaux se font entendre dans les usines, les bureaux, les services publics, les transports. Cette manifestation fera en sorte que Charles De Gaules fera dissoudre l’assemblée nationale pour organiser de nouvelles élections législatives. On voit par ces événement que le syndicalisme peut déplacer des montagnes.

               Quand on regarde cela, depuis la nuit des temps les relations avec nos patrons ont évolué. Il y a très longtemps en Égypte le travail le plus dur été réalisé par des esclaves. Ils étaient battu, avait peu de nourriture, était prisonnier du Pharaon et ils ont construit les pyramides. Des centaines d’années plus tard, un autre type de relation de travail était de faire construire par la foi. Des églises étaient construites par les croyants qui rêvaient d’un monde meilleur et d’une meilleure place au ciel. Ces travaux été faits par la communauté de façon bénévole parfois sans aucune rémunération. Aujourd’hui, des millions d’églises de toutes les cultures sont préservés à travers le monde. Si on fait un autre saut dans le temps, ce n’est qu’en 1864 que les lois européennes reconnaîtront le droit de grève. Comme mentionné précédemment, les années 1880 ont ensuite marqué la naissance du syndicalisme en Europe. À cette époque, des enfants de très jeune âge travaillaient de nombreuse heures dans de mauvaises conditions, la sécurité des travailleurs était inexistante mêmes périlleuse parfois. En 1906, la loi sur le repos obligatoire de 24 heures (fin de semaine) est créée. En 1936, les travailleurs obtiennent le droit d’avoir 2 semaines de vacances par année. En 1982, le travailleur obtient le droit de prendre la retraite à 60 ans. On remarque dans les dernières lignes le progrès incroyable des droits obtenus dans la société par les syndicats.

La partie patronale doit s’associer avec les syndicats pour trouver des façons d’optimiser le travail, d’alléger les procédures, d’optimiser l’emploi afin de ne pas perdre les réalisations construite par les travailleuse et les travailleurs québécois.

               Aujourd’hui, la partie patronale doit passer à une autre étape. La mondialisation est aujourd’hui un défi qui ne peut être affronté seul. Nous l’avons vu dans les derniers mois avec la CSeries chez Bombardier. Les décideurs on fait des choix malheureux qui se sont retourné contre eux, contre l’entreprise, contre les travailleurs et contre le Québec. Ils ont fait de mauvais choix et ça arrive. Mais cette fois les impacts monétaire font mal à l’entreprise et à la société et l’erreur est allée trop loin à mon avis. La partie patronale doit s’associer avec les syndicats pour trouver des façons d’optimiser le travail, d’alléger les procédures, d’optimiser l’emploi afin de ne pas perdre les réalisations construite par les travailleuse et les travailleurs québécois. Ces associations sont les mieux placés pour comprendre le travail à faire alors pourquoi la partie patronale ne les consulte pas pour faire ce travail. Eh non, celle-ci continue de dire quoi faire alors que les syndicats sont les mieux placés pour savoir comment faire le travail. Ces entreprises se dirige donc un peu à l’aveuglette dans un marché extrêmement compétitif en concurrence avec des pays comme la Chine où il y a dix fois plus de travailleurs qui vivent en plus, dans des conditions de travail qui date d’une époque révolue pour nous.

Cette autonomie agile fait partie des solutions pour faire face au mouvement perpétuel de la société et des embûches de la mondialisation. Vous comprendrez qu’ici, si l’employeur donnait plus d’autonomie à ses associations syndicales, elle serait en mesure de faire face au changement plus facilement.

               Spotify, l’entreprise de musique en continue (« Streaming ») l’a bien compris. Elle a su créé un produit informatique en faisant confiance à ses employés et non pas en imposant sa façon de faire. Elle est mondialement reconnue et l’application a été imaginé et créé par ses employés. En effet l’entreprise a donné toute l’autonomie possible aux employés. Lorsque l’entreprise faisait face à un problème, ce n’est pas le patron qui trouvait nécessairement la solution, mais tous les travailleurs ensemble se mobilisaient rapidement pour régler la situation et cela très rapidement. En plus, à la fin du projet, les employés étaient fiers de dire que c’est eux qui ont contribué à réaliser le projet. Cette autonomie agile fait partie des solutions pour faire face au mouvement perpétuel de la société et des embûches de la mondialisation. Vous comprendrez qu’ici, si l’employeur donnait plus d’autonomie à ses associations syndicales, elle serait en mesure de faire face au changement plus facilement. Les dirigeants peuvent indiquer les grandes orientations de l’entreprise ou de l’organisation, mais ils doivent aussi faire confiance à son association pour permettre d’atteindre les objectifs. Je crois sincèrement que cette façon de faire permettrait de promouvoir le travail bien fait, de conserver les emplois, d’optimiser les méthodes et d’être compétitif pour faire face à la mondialisation. Ça, c’est le syndicat de demain.

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